Les nouvelles histoires du Père Noël

Comme tout le monde le sait, tous les courriers envoyés au Père Noël arrivent à la poste de Libourne.       

La Belle équipe a publié à Noël 2021 un recueil qui regroupe une partie des textes inventés.                                 

Nous vous présentons ici quelques extraits. 

Couverture et 4ème de couverture du livre sorti en Novembre 2021

 

Non ! Le Père Noël n’habite pas en Laponie mais à Libourne dans une petite maison toute simple, aux volets rouges, à la lisière de la palus de Condat après le chêne creux.

Non ! Le Père Noël n’utilise plus depuis de longues années un traîneau pour apporter les cadeaux. Il téléporte les jouets dans les boules de noël sur le sapin. Dans la nuit du 24 décembre, les boules libèrent les cadeaux qui se déposent tout doucement.

Non ! Le Père Noël n’est pas du tout « enveloppé ». Depuis longtemps, la Mère Noël a mis son compagnon au régime (elle aussi est influencée par les magazines). Mais, tradition oblige, pour ses passages à la télévision et les photos, chaque année, le Père Noël se pare sous son manteau rouge de gros coussins bien moelleux.

Non ! Le Père Noël n’a pas toujours sa très belle chevelure blanche immaculée. Sa teinte naturelle, c’est un très joli roux cuivré et, pendant le reste de l’année, vous pourriez le reconnaître facilement à Libourne, il adore les coiffer en dreadlocks comme Bob Marley.

Vous avez toujours cru que le Père Noël adorait les enfants…

C’est vrai, bien entendu !

le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?

Albert Einstein a dit : « Si l’abeille disparaît,l’humanité en a pour quatre ans à vivre ».

Mère Noël a dit :« Si le Père Noël disparaît,l’humanité est à jamais perdue. »

Le Père Noël qui trébuche…c’est la bûche de Noël !

Le Père Noël établit son calendrier de l’Avent …

1er décembre : Rajouter les 140 millions d’adresses des nouveau-nés de cette année sur mon GPS

Le 2 : Ne plus se raser (impossible de ne pas porter une barbe, tradition oblige)

Le 3 : Reprendre l’entraînement en descente de cheminée, contacter le diététicien

Le 4 : Reprendre le régime

Le 5 : Vérification des stocks, remontée de bretelles pour les lutins qui ont essayé de me faire prendre des chameaux pour des dromadaires

Le 6 : Journée Team Building, trouver la chorégraphie de l’année

Le 7 : Vérifier les adresses de livraison pour éviter l’accident de l’an dernier. Les rennes menacent de déclencher un mouvement de grève immédiat si cela se reproduisait

Le 8 : En allant récupérer les lettres à Libourne ramener ce liquide rouge qui est tant apprécié par les lutins

Le 9 : Visite à Libourne pour saluer et remercier les secrétaires de La Poste

Le 10 : Journée réservée à l’étude des souhaits des adultes. Moins nombreux que ceux des enfants, mais beaucoup plus tordus

Le 11 : Répondre à l’invitation de Saint Nicolas mais décliner ses petits fours : « Non merci, je suis au régime.»

Le 12 : Refaire ma teinture : blanc bien entendu, ne pas rééditer l’expérience roux peu convaincante

Le 13 : Révision rapide des 6000 langues parlées dans le monde, en cas de rencontres fortuites avec des enfants insomniaques

Le 14 : Aujourd’hui, ne rien faire. Si même moi je ne crois pas au Père Noël !

Le 15 : Aller faire un footing… C’est une blague, il ne faut pas toujours croire le Père Noël !

Le 16 : Premier entraînement en situation, vérifier la vue des rennes de tête

Le 17 : Repérer les aires de repos de la Voie lactée pour les pauses pipi et le ravitaillement en foin des rennes

Le 18 : Préparer mon sac : déodorant, barres vitaminées, écharpe de rechange et ma gamelle

Le 19 : Cacher le cadeau pour la Mère Noël chez mon ami le Hibou

Le 20 : Aller chercher le manteau rouge au pressing

Le 21 : Passage au QG circulation pour s’assurer qu’il n’y a pas de travaux sur la Voie lactée

Le 22 : Noël des lutins : de plus en plus compliqué de leur trouver des cadeaux !

Le 23 : Charger le traîneau. Atteler les rennes

Le 24 : C’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

le saviez-vous ?

le saviez-vous ?

Le plus enchanteur,

ce n’est pas le jour de Noël… , c’est l’attente.

Pour voyager vite et en toute sécurité dans la nuit,

le Père Noël emprunte la Voie lactée.

La « to do » liste du Père Noël

– Perdre quelques kilos : cheminées de plus en plus étroites

– Acheter du déodorant : manipulations importantes d’objets

– Vérification complète du traîneau : patins, brides et colliers de serrage, retouches de peinture

– Raccommoder le pantalon rouge : conséquence de la rencontre fortuite avec un taureau mal luné

– Venir à Libourne pour récupérer les lettres des enfants

– Animer le stage « cohésion d’équipe » des lutins

– Reprendre l’entrainement des rennes : ils se la coulent douce depuis le dernier 24 décembre

– Préparer 102 thermos de café : cette nuit est très, très longue

– Renouveler son abonnement à Mappir

– Contrôler personnellement la totalité des piles des jouets électriques : éviter les crises de larmes du matin

– Spécialement pour les enfants des Etats-Unis : remplacer les pistolets, fusils etc… par des livres

– Important, essentiel, capital, impératif… Ne pas oublier le cadeau de la Mère Noël !

Le Père Noël recrute

L’annonce

Une réponse

International Dream Company recrute :

« Père/Mère Noël adjoint(e) »

 

Implantée au niveau mondial, International Dream Company met ses compétences et son savoir-faire au service du Père Noël pour l’aider à accomplir sa mission : illuminer le regard des petits et des grands et entretenir ou développer leurs capacités à rêver et à s’émerveiller.

 

Le candidat/La candidate travaillera en lien direct avec le Père Noël et sera amené(e) à le seconder dans ses tâches quotidiennes :

– Il/Elle devra faire preuve d’imagination, de créativité et laisser libre cours à son inventivité.

– En relation avec le public, il/elle devra vaincre les rabat-joie, convaincre les incrédules, mobiliser les sceptiques, rallier les perplexes.

– En charge de la liaison avec les lutins, il/elle sera le garant du climat de joie, de gaieté et de bienveillance indispensable à leur travail et à leur épanouissement.

– Nature du contrat : CSDI (Contrat Sans Durée Imposée)

Nombreux déplacements à travers le monde.

Hardiesse, souplesse, agilité nécessaires. La pratique de la varappe constitue un avantage pour le poste (travail en hauteur, sensibles au vertige s’abstenir).

Permis « traîneau » exigé.

Notions de chinois, espagnol, anglais, indi, arabe, russe, japonais, pendjabi, swahili, babillage, langue des signes appréciée.

 

Âge : Le/La candidat(e) devra avoir entre 6 et 99 ans.

Expériences demandées : avoir combattu des dragons, dormi dans un nuage, volé entre les étoiles, plongé dans les abysses, construit un palais, charmé les serpents, voyagé dans l’inconnu et connaître la recette des chouquettes (péché mignon du Père Noël).

Envoyez votre lettre de motivation à l’attention de :

Père Noël

Service des Rêveurs

33500 LIBOURNE

 

Très cher Monsieur le Père Noël,

J’ai pris connaissance ce jour de votre proposition de CSDI (Contrat Sans Durée Imposée) et je pense, sans flagornerie, correspondre parfaitement à vos attentes.

En plus de l’ensemble des compétences demandées que je trouve, soit dit en passant, superbement bien listées et je tiens à souligner haut et fort que la flagornerie ne fait pas partie de mes défauts (je vous le concède, les phrases courtes ne font pas partie non plus de mon style littéraire !), donc, comme je vous le disais, j’y reviens enfin (je vous ai entendu, petit canaillou) ! Voici mes nombreuses et autres compétences.

Connaissant votre emploi du temps relativement chargé, je vais essayer d’être concise (voici un petit indice en passant pour découvrir mon sexe). Sans me vanter, mon esprit d’équipe est exceptionnel (aucun souci pour travailler avec des lutins ou des rennes et même avec Madame Noël… je plaisante, comme vous le constatez le sens de l’humour fait également partie de mes qualités). Je suis d’une force et d’une résistance largement au-dessus de la moyenne. Il me semble que votre âge avançant, avec tout le respect que je vous dois (une autre qualité en passant : le respect de la hiérarchie), ces petits plus ne seront pas de trop pour atteindre ensemble notre objectif du 24 décembre.

Je suis certaine que vous allez recevoir des milliers de lettres pour ce poste. Je vais vous faire une dernière confidence : me confronter à la concurrence a toujours été le drame de ma vie et j’espère enfin être pour la première fois choisie pour ce que je suis (vous allez rire, je crois toujours et pour toujours au Père Noël).

C’est avec plaisir que je vous rencontrerai pour vous détailler mes compétences et vous exposer mes motivations pour ce poste.

Bien respectueusement,

Une fourmi (n° 125 354)

Adresse : Dans la fourmilière qui se trouve sous le chêne qui sert de maison à une famille chouette et à côté d’une plume (encore des qualités ! la précision, le sens du détail).

Ps : Ce n’est pas pour vous émouvoir mais mon espérance de vie n’étant que d’une année maximum, vous comprendrez bien que je ne peux pas laisser passer ma chance cette année.

 

Le saviez-vous ?

L’unique 24 décembre où le Père Noël fut malade…

Les 101 dalmatiens, les 3 mousquetaires, les 12 salopards, les 3 Suisses, les 100 culottes, les mille millions de mille sabords et même les 5 doigts de la main durent s’unir pour le remplacer.

La retraite, un jour ?

Alors je récapitule, un pour Audrey, un pour Hugo, un pour Jeanne, un pour Isabelle, un pour Catherine, un pour Annie, un pour Aurèle, deux pour Yacoub, un pour Christiane, un pour Cécile, un pour Bernard et deux pour Caroline, un pour Ingrid, et deux pour Tim, un pour Myriam, et un pour Martine et un autre pour Martine, un pour Marine, trois pour Joël, un pour Evan, un pour Tiphaine, un pour Sylvie et deux pour Nathalie, un pour Philippe, un pour Brigitte, un pour Alex, trois pour Huguette et un pour Vincent, un pour Karnik et deux pour David, trois pour Jill, un pour Nina, un pour Carole et un pour Fany, deux pour Cathy et un pour Véronique.
Est-ce que j’y suis ? Non, le compte n’est pas bon. Je recommence. Un pour Audrey, un pour Hugo, un pour Jeanne, un pour Isabelle, un pour Catherine, un pour Annie, ah zut, j’ai perdu le fil. J’arrive plus à compter. Et puis, j’arrive plus à me souvenir de tous ces prénoms. Ilest temps que je passe la main mais y a pas moyen de trouver un remplaçant digne de ce nom. Pourtant les annonces se sont succédées toute l’année : « Cherche personnage débonnaire, prêt à se parer de rouge chaque 25 décembre, aimant les enfants, petits et grands et ne rechignant pas à la tâche, permis de conduire un traîneau indispensable. » Mais rien. Aucun candidat satisfaisant.
Des jeunes gens, sympathiques, volontaires, plutôt bien de leur personne, oui, mais sans ce petit je ne sais quoi qui fait la différence, qui fait me reconnaître au premier coup d’œil et distinguer le vrai de tous les faux qui circulent dans les rues à la même époque. Pourtant j’ai hâte de prendre ma retraite. Avouez qu’elle est méritée, encore
que la sécu de ma corporation ne soit pas des plus généreuses. Je m’en contenterai mais ça va être l’époque des rennes maigres. Moi qui aimais tant les virées nocturnes interstellaires après ma tournée triomphale de la nuit du 24 au 25 décembre. Avec les constellations qui m’acclamaient et les galaxies qui m’accueillaient comme une star, j’ai vécu de grands moments dans la Voie lactée.
Tout cela sera bientôt fini et je vivrai de mes souvenirs en sirotant un petit punch coco sur la plage de Copacabana. Enfin… Ça dépendra des prochains votes tout de même… Sinon… Je choisirai Panama. C’est pas mal non plus, Panama et tout le monde le sait : « À Panama, tout est bien plus beau ». Oui, je partirai sans regrets – et sans poils, vers des contrées lointaines et chaudes où l’hiver se fait oublier et où l’on n’a pas besoin de bonnet, ni d’écharpe et encore moins de traîneau avec des rennes pour vivre… J’irai au pays des merveilles car il me semble que la misère serait moins pénible au soleil.
Enfin le bonheur authentique !

Savez-vous…
à quelle date le papa du Père Noël
a-t-il pris sa retraite ?

Le saviez-vous ?
Un enfant qui ne croit pas au Père Noël…
ça n’existe pas !

Cinquante nuances de rouge

Le rouge de mon manteau : ce n’est pas moi qui l’ai choisi, une machine de linge qui a déteint, pas le temps de me changer, c’est parti pour toute la vie.
Le nez de mon renne : une flasque de rhum qui traîne, un renne curieux et un paparazzi, ça suffit à créer un précédent.
Les chaussures des lutins : une promo chez le cordonnier, vous imaginez le cauchemar de trouver des paires différentes pour tout le monde ?
Le rouge de mes joues : vous voulez quoi ? L’histoire pour les enfants ou la vérité ? Aux petits enfants on raconte que si mes joues sont rouges, voire rubicondes, c’est qu’il fait très froid là-haut dans le Nord et qu’à voler la nuit sur mon traîneau, forcément…
La vérité : vous croyez que je vois quoi, la nuit quand je passe déposer les cadeaux ? Alors au début, bien sûr, toutva bien, on vient juste de coucher les enfants, les grands finissent la fête avec un verre de champagne… On range un peu, juste ce qu’il faut pour que le lendemain, au lever, on puisse profiter de la joie des petits devant les cadeaux sans se prendre les pieds dans les bouteilles et boire un café sans l’odeur des huîtres. Mais après…
Alors là du rouge, il m’en monte aux joues et pour toute l’année qui vient.
Et la Mère Noël plus ça va, plus elle me regarde avec un drôle d’air (ben oui, je l’amène avec moi, elle est super jalouse, toujours la trouille que je ne revienne pas), sa main sur ma cuisse et ses yeux qui me dévorent.
Vous croyez que je pense à quoi, moi, à regarder les jolies mamans et les super papas s’entraîner à fabriquer les prochains marmots qui m’écriront ?
Parce que Noël, c’est aphrodisiaque on dirait et le rouge, ça a l’air de les inspirer… De la dentelle qui n’en finit pas de tomber, des draps de soie, une lumière tamisée, des bougies par milliers… et il faudrait que je reste de marbre !
On a beau être un mythe on n’en est pas moins homme.
Et la Mère Noël, plus la nuit passe, plus elle se fait câline et moins j’ai envie de penser aux enfants. Oui, c’est vrai, les derniers cadeaux je les balance vite fait, je ramène les lutins et puis on part tous les deux pour cueillir les étoiles ; le traîneau parcourt le ciel et nous aussi. Et nous semons une pluie d’étoiles filantes, étincelles du plaisir qui nous lie et illuminera pendant onze mois nos nuits.
Alors, les nuits d’été et aussi de printemps, quand vous regarderez le ciel, quand on vous parlera de la musique des étoiles, maintenant vous saurez que c’est le chant d’amour de la Mère Noël et de son doux ami qui parcourent les cieux pour rattraper cette nuit si longue où ils ne peuvent pas se toucher. Et peut-être qu’un peu de rouge vous montera aussi aux joues…
Noël prochain, Mesdames, plutôt que des chaussettes, accrochez vos bas en dentelle à la cheminée et vous, Messieurs, pour le plaisir de la Mère Noël, montrez-lui vos fesses, elle aime tellement les miennes qu’elle les a sculptées dans le marbre. Ce sera votre cadeau et on vous le rendra au centuple !  

Je me souviens …
d’un Noël où j’attendais un cheval
et où j’ai eu une valise.

Je me souviens…
du marché le matin de Noël, des fruits de mer chez le poissonnier, des paniers de fruit chez le primeur et des fleurs chez le fleuriste.

Le 20 janvier chez le psy !

Le Psy : Bonjour Monsieur Noël.
Père Noël : Bonjour Docteur.
Le Psy : Que puis-je faire pour vous cette année ?
Père Noël : Comment vous expliquer ? Je n’ai plus de goût pour rien, je reste couché dans mon lit toute la journée, quand j’arrive à me lever, c’est pour regarder mon traîneau abandonné sous mes fenêtres. Et vous n’allez pas le croire mais il ne faut pas attendre plus de cinq minutes avant que je me mette à pleurer. Heureusement que la Mère Noël s’occupe des rennes, autrement je crois que j’oublierais de les nourrir.
Le Psy : Père Noël, vous êtes venu me voir pour la première fois, il y a 30 ans et avant, c’était mon père qui vous suivait et avant lui, mon pauvre grand-père déjà vous avait comme patient.
Père Noël : Vous voyez bien que c’est grave, tous les ans c’est la même chose… Je déprime ! Je crois que je n’aime pas le mois de janvier.
Le Psy : Je pense que le mois de janvier n’y est pas pour grand-chose. Je vais vous dire le fond de ma pensée : son seul défaut c’est qu’il vienne juste après le mois de décembre.
Père Noël : Que voulez-vous dire ?
Le Psy : Il faut que quelqu’un vous le dise une fois pour toutes, Père Noël. Ni mon grand-père, ni mon père n’ont osé aborder avec vous, votre problème. J’ai promis à mon père, à la fin de sa vie, que j’aurai le courage un jour de vous dévoiler la vérité, je me lance, je prends le renne par les bois. Prenez donc des mouchoirs, vous allez en avoir besoin !

Père Noël : Merci, mais vous me faites peur. On ne peut pas attendre l’année prochaine ? Avec un peu de chance, le problème ne se posera plus.
Le Psy : Nous avons trop attendu, le moment est venu enfin d’entendre la vérité. Ecoutez-moi bien : votre travail consiste à déposer des cadeaux une seule fois par an, vous êtes occupé seulement une nuit par an et après… Basta, terminé, finish, terminar, terminato. C’est comme cela depuis toujours et cela continuera toujours.
Père Noël : Mais ce n’est pas possible, c’est injuste, tout le monde travaille beaucoup plus que moi pour pouvoir vivre et je suis pourtant la personne la plus aimée sur terre, c’est inadmissible, c’est malhonnête, il faut que vous m’aidiez, Docteur, à trouver une solution.
Le Psy : Père Noël, un psy ne propose jamais une solution (et puis quoi encore ! pense le thérapeute), vous devez la trouver vous-même !

Le Père Noël allongé sur le divan, les yeux fermés, gamberge, réfléchit, s’assoupit aussi un peu, se concentreet annonce fièrement : « J’ai trouvé ! ».

Père Noël : Je vous explique Docteur. Si je ne veux plus être déprimé dès le 26 décembre, il est indispensable que je travaille tous les jours à rendre les enfants plus heureux. 

Je crois avoir trouvé la solution : je vais assister la petite souris !

Le saviez-vous ?
Certains disent que le Père Noël n’existe pas…
Les pauvres !
Signé : La Petite Souris

Je me souviens…
du jour où j’ai appris que le Père Noël n’existait pas.
Je me suis battu avec le garçon dans la cour de l’école.
Je me souviens…
des années après, je l’ai embrassé.

Questionnaire de Proust

Le principal trait de mon caractère ?
L’Altruisme (c’est promis je vais être moins sérieux pour les autres questions du questionnaire)

 

La qualité que je préfère chez un homme ?
La tolérance

 

La qualité que je préfère chez une femme ?
La tolérance (surtout envers les hommes)

 

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis ?
Qu’ils me racontent autre chose que des contes de Noël (je les connais tous)

 

Mon principal défaut ?
La procrastination : je repousse ce que j’ai à faire 364 jours par an

 

Mon occupation préférée ?
Saute nuage

 

Mon rêve de bonheur ?
Troquer mes bottes fourrées pour des tongs

 

Quel serait mon plus grand malheur ?
Que l’on m’oblige à abandonner mon traîneau à rennes pour un traîneau électrique

 

Ce que je voudrais être ?
Plus mince

 

Le pays où je désirerais vivre ?
Le pays où vit la Mère Noël

 

La couleur que je préfère ?
Vous avez deviné tout seul… Le rouge

 

La fleur que j’aime ?
Edelweiss.

 

Mes poètes préférés ?
Victor Hugo (parce qu’on a un air de ressemblance…)

 

Mes héros favoris dans la fiction ?
Catwoman : pas seulement parce qu’elle est belle mais aussi pour son agilité… Je sais que vous ne me croyez pas !

 

Mes compositeurs préférés ?
Les oiseaux et les baleines

 

Mes peintres favoris ?
Les auteurs anonymes de l’arc en ciel

 

Mes héros dans la vie réelle ?
Mes rennes (comment font-ils pour retrouver l’adresse de tous les enfants sur la terre ?)

 

Mes héroïnes dans l’histoire ?
Sans hésitation : La Mère Noël

 

Mes noms favoris ?
Gilou, René et Albert, mes amis d’enfance

 

Ce que je déteste par-dessus tout ?
Les nuits sans étoiles, je me perds

 

Personnages historiques que je méprise le plus ?
Le chasseur qui a tué la maman de Bambi

 

Le fait militaire que j’estime le plus ?
Les batailles de polochons dans le dortoir des Lutins

 

La réforme que j’estime le plus ?
Les 35 heures par an pour les lutins

 

Le don de la nature que je voudrais avoir ?
Manger et ne pas grossir

 

Comment j’aimerais mourir ?
Désolé, je suis immortel

 

État d’esprit actuel ?
Impatient

 

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence ?
La crédulité… J’en vis

 

Ma devise ?
Rouge un jour, rouge toujours !

 Je me souviens…
avoir reçu pour Noël une poupée d’Amérique.
Sa tête tournait dans son bonnet.
Mes parents la trouvaient affreuse,
moi, je l’aimais bien.

Le saviez-vous ?
Il existe un second Père Noël pour tous les habitants du fond des mers… Heureusement, les rennes sont remplacés par des hippocampes.

Remerciements…

… au fidèle Père Noël,
… à Libourne qui le loge à titre gratuit,
… aux aiguilleurs du ciel qui bloquent le trafic aérien au passagedu traineau,
… à la Mère Noël qui accepte son absence toute une nuit sanssavoir où il est,
… au Père Panpan qui régale ses rennes avec de belles carottes,
… aux enfants qui lui laissent un en-cas sur la table de la cuisine,
… aux lutins qui replantent des forêts dès le 2 janvier pour compenser l’empreinte carbone des papiers cadeaux,
… aux 3 suisses qui sont venus de Genève,
…aux Taupes Secrètes,
… à La Belle Equipe parce qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même,
…sans oublier le garde-champêtre, qui rit, qui pète, qui prend
son c.. pour une trompette !
Cet ouvrage a été collectivement écrit par :
Annie C.
Bernard M.
Brigitte T.
Caroline M.
Catherine B.
Catherine M.
Cécile V.
Huguette P.
Martine H.
avec la création artistique en couverture de Huguette P.